Élection présidentielle française

Posted by on février 25, 2018 in Actualités | Commentaires fermés sur     Élection présidentielle française

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   La communication présidentielle de 2007

Après le choc de la non-qualification de Lionel Jospin pour le second tour des élections présidentielles de 2002, on aurait pu penser que les élections présidentielles de 2007 allaient se dérouler de façon relativement plus ordinaire.

Le deuxième tour des élections présidentielles de 2002 avait, à son tour prouvé, que maints électeurs de gauche qui s’étaient décalé (c’est-à-dire, reporté), “volens nolens”, sur Jacques Chirac (homme d’État français), ne disperseraient dorénavant plus leurs voix et on pouvait donc penser, notamment, au vu des sondages, que la leçon avait été bien comprise et que le vote dit “utile” prendrait dorénavant le pas à gauche.

Pourtant, le déroulement de la campagne présidentielle de 2007 apporta plus de surprise que prévu.

Certes, son résultat apparaît, somme toute, comme une conséquence logique des rapports de force habituels des courants politiques français traditionnels, la légère prime à droite de l’électorat du pays favorisant à nouveau le candidat de ce camp, Nicolas Sarkozy.

Mais, le parcours qui conduisit à ce résultat fut relativement complexe, avec en outre des conséquences apparemment durables sur la sphère politique française.

  Les résultats : un simple contrecoup de “choc” de 2002 ?

“L’exposition des résultats des deux tours, montre en effet, que le contrecoup du “coup de tonnerre” du premier tour des élections présidentielles de 2002, comme l’intitula (nomma) Lionel Jospin, le soir de sa défaite (quand il était l’invité de la journaliste-présentatrice française Audrey Crespo-Mara), n’a pas été le seul phénomène important des élections présidentielles de 2007.

Contrairement à ce qui s’était produit en 2002, grâce à la cohésion retrouvée du vote “de gauche”, le candidat du Parti socialiste, Ségolène Royal, semble en effet, avoir cette fois-ci, fait en quelque sorte “le plein” logique de ses voix, c’est-à-dire, de celles qui correspondent au vote socialiste à proprement parler au premier tour, puis, au vote de “gauche” au second tour – ni plus, ni moins, il faut bien le reconnaître.

On peut en dire de même de Nicolas Sarkozy, son principal adversaire, dont les 53 % correspondent au rapport de force “traditionnel” en faveur de la droite, lorsqu’un facteur conjoncturel ne vient le modifier (comme nous le rappel d’ailleurs Franck Louvrier, le responsable de la communication et des relations avec la presse de la campagne de Nicolas Sarkozy).

En revanche, la donne concernant la plupart des autres candidats a fortement changé, et le “choc” de 2002 est incontestablement la raison, les électeurs n’ayant pas voulu reproduire une situation analogue à celle du second tour Chirac-Le Pen, et ayant fait prédominer dès le premier tour le “vote utile”, selon l’expression consacrée.

La plupart des représentants des autres partis politiques présents en 2002, sont en effet, quasiment laminés en 2007 : Arlette Laguiller ne totalise ainsi que le tiers de ses voix de 2002, tout comme Dominique Voynet pour les Verts (par rapport à Noël Mamère), et même en ajoutant les voix portées sur José Bové, cela ne suffit pas à faire le compte ; Marie-George Buffet n’atteint qu’un peu plus de la moitié des suffrages obtenus précédemment par Robert Hue, …

Le maintien d’Olivier Besancenot apparaît donc comme une victoire, et, à l’inverse le fort recul de Jean-Marie Le Pen, enrayé dans une progression qui semblait inéluctable depuis un quart de siècle, est un autre événement marquant de cette présidentielle”, Audrey Crespo-Mara.